Le fin mot de l'écrit

Quand l’urgence me prend d’écrire, je me rends à mon appart’errance… cette fêlure opportune qui se forme par moment dans la réalité.

12 avril 2008

Ces jours derniers

Ces jours derniers, j’ai vécu une mort sans fin
Sous la faux affilée de mais en crocs de si
Couchés à tombeau ouvert sur un calepin
J’ai su la morsure de l’amour en sursis

Pantin sanglé, je reposais entre ses maux
Il me semblait alors ne plus m’appartenir
Hors d’elle, mon silence se sentait de trop
J’ai dû crier à même la tendresse à tenir

Ces jours prochains, seul importera son accent
Le friselis d’une parole dans l’air du râle
Qui bruissera soyeuse contre le gel perçant
Pour être bue comme un alcool musical

Ce présent sait l’ultimatum des jours comptés
La nuit son rêve quitte un peu mes lendemains
Mais elle me parle encore d’instants enchantés
Et mon cœur fixement s’arrête sur le sien

Posté par Flaneuse à 13:44 - COEURESSES - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Je suis passé...
Bonne semaine!

Posté par TJ, 14 avril 2008 à 00:31

Juste un mot

J'aime croire aux instants enchantés, peut-être parce qu'ils sont trop rares et trop fragiles...il est bon d'en rêver...

Posté par val, 19 avril 2008 à 22:01

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