31 août 2008
Au sujet d'Escapism, entre autres...
A ceux que cela intéresse, je propose un début d’explication :
Prenez par exemple cette phrase « Et dans l’hymne le sauf-conduit pour l'Escapism ». Le mot hymne s’entend dans le sens contraire de l’hymne national, ou de célébration d’un dieu, d’un héros, et évoque plutôt l’hymne à la joie. Quant au terme de « sauf-conduit », il suppose un passeport, non pas militaire ou diplomatique, mais une authentique pièce d’identité (quête de soi et de singularité), mêlé d’un passe-partout, pour franchir la frontière afin de se rendre en toute liberté, non pas vers un champ de bataille ou quelque autre contrée horrible de la réalité, mais vers l’Escapism, c'est-à-dire l’Evasion, au travers de l’imaginaire…
Cette phrase suggère la joliesse d’un voyage intime vers une destination rêvée, une sorte d’au-delà d’ici-bas. Le tout porté par l’idéalisme bien sûr.
Le texte dans son ensemble parle de suivre sa « bonne étoile », celle qui brille de l’intérieur et qui vous invite à lever les yeux.
J’ai tendance à associer des mots qui ne s’accordent pas naturellement et cet effort d’assemblage sollicite parfois davantage l’interprétation que l’émotion immédiate. Voilà qui peut rendre difficile la compréhension, au détriment du plaisir de lire et de ressentir ce qui est écrit…
30 août 2008
Escapism
L'ivresse à ce jour triomphe du trou noir
Au-delà duquel une nova s’avoue
Loin du crescendo des lois inhibitives
Et dans l’hymne le sauf-conduit pour l'Escapism
Dès lors sous le halo de l'astre fétiche
L’orbe semble loisir, l’enceinte sidérale
Où parmi la fièvre des flonflons qui l'emplissent
Quelque soliste rallie la chorale de l'Escapism
Nos consciences à éclipses avisent l’inespéré
Poussière d’audace filant avec unicité
Pour fulgurer selon l’interface stellaire
Tel un amas pérégrin au ciel bohème de l'Escapism
La foule et ses satellites volutent en osmose
Sur l’invite effrénée d’une félicité
De la lune et ses Sélénites au cosmos qui palpite
Jusque l’étrangeté tout gravite vers l'Escapism
La planète en liesse de mûrir s'embellit
Sous l’étincelle d'une jeunesse façonnée de fantaisie
Partout des âmes romanesques s'accomplissent
Mais dans un égal infini… Celui de l'Escapism
14 juin 2008
Imaginez
Un coin de plage retiré, en surface flotte l’illusion du calme, sur une mer incommensurable où surnage la raison, là où le cœur défie l’onde d’un espoir vague, comme bouée de secours.
Un jardin de sable secret, baigné d’un coucher de soleil d’une couleur indéfinissable, sur un nouvel horizon…
Peu importe le lieu, c’est un rivage qui parle, et puisqu’il ne reste rien d’autre à faire, prendre le temps de l’écouter…
Déposer à même la plage son coquillage subcéleste, jeter un galet impulsif vers les dunes aériennes, déserter la grève, quitter le terrain grave, puis fuguer dans la mousse, par-dessus les algues, pour au fil du rouleau, se fendre sur l’azur et s’allonger sur l’eau, donnant alors pâture à cet abandon.
N’être qu’un grain de ce sable discret, croiseur sur-marin, qui s’écoule, la vogue souple, et salue les brisants, sans échouer sur un banc.
05 décembre 2007
Enfantillage
Il existe un cimetière de l'espoir où le monde entier inhume ses illusions. Je m'y promène parfois, contemplant les rêves déchus des âmes vieillissantes. Et j'exhume leurs restes avec puérilité, pour en faire des jeux d'enfant, si peu viables en vérité face aux périls avoisinants...

