Le fin mot de l'écrit

Quand l’urgence me prend d’écrire, je me rends à mon appart’errance… cette fêlure opportune qui se forme par moment dans la réalité.

02 juillet 2008

Aujourd'hui et cetera

Comme hier un peu clown, un peu bille

Il me revient comme un art de famille

Une vraie ribambelle d’aucunes façons

Plus que topo inouï ou paris polissons

Aujourd’hui et cetera

Tic ou truc instrumental

J’ai l’à-propos de vivre

Sous les canons, réflexe et similitudes

Je m’exécute en stuc semi esthétique

Quand mime d’astuces, folklore initiatique

S’inscrivent encore sur ma mine d’hébétude

Aujourd’hui et cetera

Tic ou truc instrumental

J’ai la manie de vivre

Alors j’avance d’usances avec licence

Un temps après l’autre, je me foule à ce pas

Pas de trop, ni de deux, pas sans incidence

Pas d’hier, pour le moins, point de plus, juste qu’à

Aujourd’hui et cetera

Tic ou truc instrumental

J’ai le tempo de vivre

Comme hier moitié quille, moitié boule

L’épaule qui tient pied, l’étrier qui tient tête

Pardi ! Même si je tombe, merci je roule

Voyant fissa les tocs me monter à la crête

Aujourd’hui et cetera

Tic ou truc instrumental

J’ai pris le pli de vivre

Le cœur entre les dents sourit exactement

Il serre contre autrui son âme hors de lui

Afin de mettre le mors à tout pressentiment

Aujourd’hui et cetera

C’est certes demain la veille

Que l’on m’y reprendra

J’ai le credo de vivre…

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07 mars 2008

Vis va ! - Amusette en V -

Avec véhémence, un cri vague au vent trivial, survolant la vallée où le vécu à vau-l’eau vend ses fruits veloutés au vassal vivant, qui sous la vénusté d’un voeu s’en repaît naïvement. Puis voici, via la vanité des faux savoirs, que la verve du silence, vorace et novatrice, vagît et nous convie dans le vortex des vrais espoirs.

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24 novembre 2007

Déménage !

Fée délogée qui chez elle vaque à la traîne
Le cœur torchon, propre à rien et l’air chiffonné
Je regagne la maison, quand dehors m’entraîne
Vers un espace pur, hors d’un sas moutonné

Lassée, je ne veux plus habiter chez moi
L’acarien vadrouille au sol et force mon toit
Certains arachnides élisent domicile
De la cave au grenier, leur tracé se profile

Négligemment, l’occupant me préoccupe
Du verre à soi, d’un coup, ma pensée plafonne
Au-dessus de ma tête, comme une huppe
Qui époussette les fileuses espionnes

Cintrées, mes affaires dorment au placard
Une fois dépassée la porte d’entrée
Je passe à côté des tasses entassées
Peut-être devrais-je repasser plus tard

L’essuie-tout oublié sur le bord de l’évier
Je rejoins le salon, enjambant le tracas
Des piles de linge échoué au fond des paniers
Froissée, je n’ai que faire de tout ce fatras

Peut-être devrais-je repasser demain
Car la vaisselle m’invite à vider les lieux
Balayer les recoins d’un revers de main
Ou d’une volonté de fer, aspirer au mieux

Mais je n’essuie rien, ni ne plie, je n’y suis pas
Je demeure parfaite auréole ménagère
Fière, telle un bibelot sur une étagère
Une tache abstraite dont on ne fait grand cas

Poussière, ça me dérange de tout ranger
Il me faut vite débarrasser le plancher…

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14 novembre 2007

Le pied

Quand le soulier piétine, trêve de cordonnerie, de contre-pied au charnel et autre pointure à l’ivresse. Il faut ne plus stresser un pas qui transpire la sauterie, mais chausser, sensuelle, sa tête, où le bas blesse.

Il sied, sous la voûte plantaire, de fouler un ciel lascif, par la cambrure érogène, que le plain-pied se dérobe, jouissif, pour non plus se piquer à la marelle d’un désir tracé sur le sol, et quitter ainsi d’une semelle la mule brodée d’un émoi qui somnole.

...

Quand le pied se pâme câlin et tout pétri sous la paume
Livré à la palme de la main qui le nourrit d’un baume
Qui flatte lisse et chatouille les doigts chéris en éventail
Plus d’une partie du corps, amadouée, cède alors en sérail

Quand le pouce reptile talonne précis le nerf de
la chair
Sillonnant chaque brin de peau entre les noeuds sensoriels
Le long des éveils méconnus, auprès des instincts pluriels
C’est la région entière qui dès lors se masse et se perd

Posté par Flaneuse à 10:01 - CARICATURES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 novembre 2007

De l'importance des petites futilités

Mais voilà l’enfer, l’annonce d’une bataille
Rentrée de congé, tel un soldat de plomb
J’ai sur les bras un gras problème de taille
Les hanches chargées de chair et le dos rond

Accablée par quelques calories superflues
Qui font comme un talus, éboulé dans un jean
Vu que mes fesses ont poussé à mon insu
D’avoir trop festiné en sauce senteur lambine

Qu’on me donne un sport, un jeu d’acrobatie
Des escaliers qui montent, puis qui descendent
De quoi me concocter un feu d’anorexie
Brûler au vif ce corps, que toujours j’appréhende

Puisqu’ entre la balance et moi, vieille manie
Ça frise la frénésie, l’histoire plutôt cruelle
Il pèse entre nous une forte antipathie
Pas un jour sans penser à me jeter sur elle

Quoi que disent mes proches, alarmés parfois
Quand ils voient cette discipline ridicule
Quand selon l’aiguille, j’oscille à contrepoids
Que je décline sous le joug strict du pendule

Quoique l’idéale minceur coûte très cher
Car pour être martyre de sa légèreté
Faut-il avoir le démon fou du jeûne amer
S’appesantir sans crier famine ni pitié

Quoique… Je m’acharne.

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01 novembre 2007

Dancing

Ruse sexy se dandine tueuse de spleen
Pas de souci de show rasoir pour ce soir
Le fun pianote au summum de son in
En rush chic et mode chahut de dortoir

Bye le coup de barre ! Non au cocktail mouron
A ce goût de blizzard, à ce cœur borderline
Bluffé dare-dare par le dard du Bourbon
Et câblé en stand-by sur le business hot line

Avec un drink et de nouveaux spots de chambrée
Ce soir relooké, la nuit sort star, vers les néons
Pour dealer et troquer son dribble alambiqué
Contre un slow tout en swing, ou une soul free son

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21 octobre 2007

PTDR ou comment tromper l'ennui

Derrière les contrevents,
Il tempête à périr,
Malgré fenêtres et porte
Ouvertes à tous vents.

La pénombre inspire,
Qu’Uranus m’emporte !
Une envie d’exploser
De curage sur fauteuil,
Culasse sur canapé,
Le fondement posé :
Péteux pétri d’orgueil,
De poéter occupé.

De tous les orifices,
Cette pétrolette,
Petite cylindrée,
Se complaît l’air complice
A une brise de tête.

Eruption cutanée,
Curare, état de siège
De la partie charnue,
Curieuse et pétulante,
Qui culbute dans le piège,
Le cul-de-sac tendu
Par l’esbroufe flatulente
D’un vantard postérieur,
Dont le point culminant
Pétarade et trompette
Percussions d’intérieur
Au barouf décuplant,
Et insuffle à perpète
Nulle contrepèterie,
Mais prou, en l’occurrence,
Le culot, le toupet,
Et la forfanterie,
Outre un grain de fragrance.

Puant de vouloir vanter,
Le coup de vent en poupe,
Ce jeu de boute-en-train,
Arrière-main, troubadour,
Trouvère de la croupe,
Fort en fesse, le mâtin,
Manie le calembour.

Posté par Flaneuse à 13:28 - CARICATURES - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 octobre 2007

Profonde réflexion

J'aime à croire que j'ai des idées plein la tête, mais je me fais des idées... Je cherche en vain le cri que je devrais pousser.
Les yeux grands ouverts, je scrute l'horizon, jusqu'à la maison d'en face, pour trouver le sujet d'une réflexion. L'objet de toute mon attention : la crotte du chien du voisin m'inspire irrésistiblement. Qui est ce voisin qui laisse ce chien faire ses besoins devant mon portail ? Et, comment éviter d'y mettre le pied ?
Si je ferme les yeux, cet insupportable excrément disparaîtra de ma problématique petite vie, et je pourrai à loisir visionner des choses de moindre importance, telles que l'évolution de la race humaine, son essor, dans un univers en perpétuelle expansion...
Mais pourquoi fermer les yeux, quand il y a une crotte devant son portail ?

Posté par Flaneuse à 07:10 - CARICATURES - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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