Le fin mot de l'écrit

Quand l’urgence me prend d’écrire, je me rends à mon appart’errance… cette fêlure opportune qui se forme par moment dans la réalité.

12 octobre 2008

Même pas mal, même pas peur !

Au bout de la langue, sur le bout des doigts

Il est une phrase dont j’écorche le sens

Qui sans jamais s’énoncer fourche sept fois

« Même pas mal, même pas peur ! »

Graine de gamin elle se clame adulte

Et ça prend par cœur si ça porte stance

Quand bien même ça friserait l’insulte

« Même pas mal, même pas peur ! »

C’est tout un feint poème que je me récite

A l’eau de prose dans un cahier de dupe

Entre les parenthèses d’une fureur d’élite

« Même pas mal, même pas peur ! »

Sous ma petite fleur bleue, sous ses valves

Il est un fusil caché comme un corps de jupe

Dont j’amorce le canon scié pour les salves

« Même pas mal, même pas peur ! »

Posté par Flaneuse à 18:41 - MURAILLE - Commentaires [9] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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