Le fin mot de l'écrit

Quand l’urgence me prend d’écrire, je me rends à mon appart’errance… cette fêlure opportune qui se forme par moment dans la réalité.

25 mars 2008

Juste l' invisible

De ma crypte, créature si clone
A travers mes semblables différends
Je veux percer au vif l’inconcevable
Un bâillon de coeur dans un cri aphone
Forcer les scellés fixes de l’impensable
Pour mentir l’admis et ses référents

Je cours le mot nu, ignoré encore
L’idole primitive qu’il faut implorer
Afin qu’elle me livre le tour introuvé
Une vue de l’antérieur du décor
Prise avant le synonyme aimer
Avant toujours, dans l’enfance du cliché

Un bandeau sur le front et d’un œil noir
Je vise juste l’invisible muselé
Qu’il me dise l’expression non sacrée
Tous ces bruits interdits de parloir
Qu’il me dise différemment l’amour
Car je le fusille sans plus de détours

Posté par Flaneuse à 14:00 - HUIS CLOS - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Pourquoi le fusiller

Cette quête qui mène toujours plus "avant", dans l'exigence de l'inexprimé (car pas encore révélé), n'est-ce pas le but ultime de la poésie? Mais pourquoi "le" fusiller à la fin? (Si ce n'est parce qu'il aurait failli).

Posté par Gaston, 25 mars 2008 à 20:33

Gaston,
Je fusille l’invisible du regard, je darde sur lui mon œil interne, pour le percer au vif et tenter ainsi de le percer à jour. Tout ce contenu latent, tout cet imaginaire muet, car inconnu… Et puis, quelle gageure aussi de vouloir éluder les redites ! Le but ultime de la poésie dites-vous ? Oh oui…

Posté par Flaneuse, 27 mars 2008 à 07:06

Le verbe fusiller m'avait semblé(compte tenu de sa connotation meurtrière)impliquer une destruction de l'Inconnu, alors que la quête a pour but, au contraire, de le révéler. Votre précision m'éclaire. Merci. Et toujours bravo!

Posté par Gaston, 28 mars 2008 à 14:42

Juste...

un petit mot cette fois. Je passe quelques fois ici par le biais du blog de Rom afin de vous lire...j'aime beaucoup vos textes. Voilà. Bonne semaine. ;o)

Posté par Tiziana, 31 mars 2008 à 01:01

La poèsie de l'imginaire se trouve t-elle dans ces mots si difficile à comprendre. Et pourtant j'y reviens dans tes mots.

Bisous d'une zibulinette souvent perplexe

Posté par zibulinette, 31 mars 2008 à 10:27

Tiziana, Zibulinette, Gaston, merci d'être venus jusqu'ici et au plaisir toujours de vous voir revenir...

Posté par Flaneuse, 31 mars 2008 à 19:28

Merci

Merci de ta visite chère flaneuse. Cela m'a permis de venir regarder à mon tour ton univers et d'y lire un ou deux textes qui me plaisent bien.
Sûr qu'on va se retrouver bientôt.

Posté par Sensorielle, 02 avril 2008 à 19:08

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