Le fin mot de l'écrit

Quand l’urgence me prend d’écrire, je me rends à mon appart’errance… cette fêlure opportune qui se forme par moment dans la réalité.

05 février 2008

Deux amours ensanglotées

J’ai deux amours blessées entre mes doigts et partout mon présent s’affole à la fois, au point d’être marge à brouillonner, affalée en chien de fusil, au pied d’une page blanche.

Malgré l’ubiquité d’un coeur à mille lieues de se rendre, ce battement duel un jour sera fixé, parce qu’un jour à hauteur nous saurons bien comment le pendre, au plafond suspendu de nos virtualités. En attendant…

J’attendrai avec des mots crus que ton silence cicatrise ; sous la pulsation accusée de mes trahisons assidues, je poserai de toute violence et mon pouls et ma joue sur une page grise, pour recevoir nos confidences et toucher ainsi ce quelque part qui nous est dû.

Les poings liés par deux sensibles lacets, nœud coulissant de métisses solitudes, j’attendrai le prétexte final d’une mise en arrêt, pour couvrir une à une les douteuses certitudes et mieux dénoncer l’innocence infernale de mes lacunes.

Car j’ai, sur mes empreintes, deux amours ensanglotées.

Posté par Flaneuse à 18:45 - MURAILLE - Commentaires [14] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Un frisson après la première lecture...je progresse...

Posté par TJ, 05 février 2008 à 20:41

Ton commentaire m'a fait sourire TJ. J'ai été amusée et contente de savoir que tu progresses...
Bise

Posté par Flaneuse, 06 février 2008 à 18:07

TJ progresse...moi je fais du sur place, mais j'ai toujours plaisir à te lire


Bon week-end Flaneuse


bisous de zibulinette

Posté par zibulinette, 08 février 2008 à 15:40

Toujours du plaisir à te lire Flaneuse... Un amour en attente, de la solitude et des sanglots.

Posté par antigone, 09 février 2008 à 14:26

SOURIRE DE FEU

Ce qui est dû
Est toujours réglé d'avance
A sa bénéficiaire
Des lacets ou des flots
Des collets ou des virages
Ne changent rien à l'affaire
Sur une plaine sans ajoncs
Le vent dorlote la mer
Qui sourit au lac
Dont la fontaine abreuve le temps

Posté par gmc, 10 février 2008 à 09:20

Antigone et Zibulinette, c'est toujours un plaisir, Mesdames, d'être lue par vous.

Bise à chacune

Posté par Flaneuse, 10 février 2008 à 14:05

@gmc

Vastitude aux abords sans épines, embellie d’un souffle caressant, source abondante d’eau douce et d’eau vive… Tes mots versent la plénitude de la sérénité dans l’être.

Posté par Flaneuse, 10 février 2008 à 14:06

Je suis

moi-même en pleine cicatrisation de silence....
Amicalement
Any

Posté par Any, 14 février 2008 à 13:31

J'aime ce texte.
J'ai une question très sérieuse: en va-t-il autrement des amours? En va-t-il autrement que du sang, un jour, fatidiquement?

Posté par youlia, 19 février 2008 à 17:22

Difficile question Youlia...

Avoir le coeur transpercé, tuer par amour, vampiriser l’être aimé mû par une dévorante passion, l’avoir dans le sang, subir l’anémie de l’absence et du manque… etc.
Je n’irai pas jusqu’à affirmer qu’en amour c’est toujours : « sang pour sang coeur à coeur », mais le concept, symbolique, du sang me semble lié au sentiment amoureux, et ce, même si de manière sous-jacente. Car ne sommes-nous pas, aussi, de chair et de sang ?

Posté par Flaneuse, 20 février 2008 à 11:39

Mais peut-être n’ai-je fait qu’une réponse confondant deux questions parallèles…

Posté par Flaneuse, 20 février 2008 à 13:22

Lesquelles?

Posté par youlia, 20 février 2008 à 19:35

La question du cours fatidique des amours et celle du cours tout aussi inéluctable de la vie…

Posté par Flaneuse, 20 février 2008 à 20:16

Mouais...

Posté par youlia, 20 février 2008 à 21:25

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